Après l'Année de la Mer et l’UNOC-3 à Nice, l’Océan reste une priorité nationale et internationale
Updated on 26/01/2026
Actualité
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L’année 2025 a placé l’Océan au cœur des priorités nationales, avec pour moment phare la 3e Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC-3) à Nice en juin. Cette grande année bleue a mobilisé les territoires, l’ensemble des acteurs maritimes et tous les citoyens autour d’un même objectif : préserver durablement l’Océan. Retour sur cette dynamique et les prochaines étapes pour faire de 2026 une année décisive pour l’Océan.
Année de la mer 2025 : bilan d’une mobilisation inédite
En 2025, l’Année de la Mer visait à mieux faire connaître l’Océan auprès du grand public et inciter chacun à agir pour sa préservation. Partout en France, près de 1 000 événements labellisés « La Mer en commun » ont animé le territoire : spectacles, expositions, conférences, ateliers éducatifs... Ils ont permis de sensibiliser tous les publics aux grands enjeux maritimes : préservation de la biodiversité, métiers de la mer, pêche, aquaculture ou patrimoine maritime.
Key number
876 événements labellisés La Mer en commun partout en France.
En parallèle, un village itinérant, intitulé « La Mer en Tournée », est allé à la rencontre du public sur de grands événements et dans des villes, y compris non littorales. Animé par des acteurs du monde maritime, il a fait étape notamment au départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne, aux Assises de l’économie de la Mer à Bordeaux, à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, au Festival du livre de Paris ou encore au festival Voiles de légende à Dunkerque.
Des décisions majeures lors de la 3e Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC-3)
Pensée dans la perspective de l’UNOC-3, l’Année de la Mer a préparé le terrain à ce rendez-vous mondial, organisé à Nice du 9 au 13 juin 2025. Pendant plusieurs jours, chefs d’État, scientifiques, acteurs économiques et ONG se sont mobilisés pour prendre des mesures concrètes en faveur de l’Océan.
Qualifiée d’historique, la conférence s’est conclue par des engagements forts autour de quatre priorités :
- protéger la biodiversité marine ;
- lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée ;
- décarboner le transport maritime ;
- lutter contre la pollution plastique.
2026 : de l’engagement à l’action pour la préservation de l’Océan
Après l’élan de 2025, l’année 2026 sera déterminante pour transformer les engagements de l’UNOC-3 en actions concrètes. Plusieurs rendez-vous internationaux majeurs vont rythmer cette nouvelle étape :
- Entrée en vigueur de l’Accord des Nations unies sur la haute mer (BBNJ) le 17 janvier 2026 et organisation de la première Conférence des Parties de l’Accord BBNJ sur la protection de l’Océan (COP1) à New York début 2027 : les États devront finaliser les décisions institutionnelles et budgétaires, et établir un calendrier opérationnel pour la protection de la haute mer.
- Mise en œuvre du Pacte européen pour l’Océan : présenté lors de l’UNOC-3, ce pacte vise à rassembler toutes les politiques européennes liées à l’Océan afin de construire une vision commune, transversale et cohérente. Des stratégies (industrielle maritime et portuaire) et des propositions législatives (révision des directives stratégie pour le milieu marin et planification), auxquelles la France contribue, sont attendues.
- Enjeux autour de l’exploitation minière des fonds marins : la France, engagée en faveur d’une pause de précaution, travaillera à rallier de nouveaux États. La 31e session de l’Assemblée générale de l’Autorité internationale des fonds marins, à Kingston en juillet 2026, sera une étape clé dans cette dynamique.
- Lutte contre la pêche illégale et préservation de la biodiversité : dans le cadre de la présidence française du Groupe des sept (G7), la France présentera des initiatives pour renforcer, à l’échelle internationale, la lutte contre la pêche illégale et partager les bonnes pratiques de gouvernance au sein des aires marines protégées. La France assure également la présidence de l’accord de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organization of the United Nations) ) sur le contrôle par l’État du port en matière de pêche illégale, et visera à renforcer l’influence de cet accord et la coopération entre organisations internationales en la matière.