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Comité interministériel de la mer 2021 : construire ensemble l’avenir maritime de la France

Publié le 27/01/2021

Crédits : Arnaud Bouissou / Terra
Présidé par le Premier ministre, le Comité interministériel de la mer (CIMer) se réunit chaque année afin de fixer des orientations de long terme dans le domaine de la mer, en impliquant en amont tous les acteurs du secteur. À l’occasion du CIMer 2021, qui s’est tenu le 22 janvier dernier, Jean Castex a précisé : « Ce CIMer oriente notre politique vers une stratégie durable, notamment en matière d’environnement ». Retour sur les mesures phares qui concrétisent cette ambition.

L’adoption de la stratégie nationale portuaire

La stratégie nationale portuaire poursuit un objectif clair de reconquête de parts de marché. Elle couvre l’ensemble du système portuaire français, de métropole et d’outre-mer, qu’il s’agisse de ports sous tutelle de l’État ou décentralisés. Son ambition : créer un réseau de ports en France qui soit au cœur des chaînes logistiques commerciales, du développement économique et des transitions écologique et numérique.

Objectifs

  • Porter de 60 à 80 % la part du fret conteneurisé à destination et en provenance de la France manutentionné dans nos ports à horizon 2050.
  • Doubler le nombre d’emplois directs et induits liés à l’activité portuaire à horizon 2050.

La stratégie nationale pour les grands fonds marins

Le CIMer donne une nouvelle ambition à la stratégie nationale d’exploration et d’exploitation des ressources minérales des grands fonds marins pour prendre en compte ses enjeux et le potentiel dont dispose la France – amplifié par les extensions du plateau continental obtenues dans le cadre du programme Extraplac. Pour ce faire, une équipe projet interministérielle est mise en place pour accompagner la stratégie et affiner le programme de financement sur les dix prochaines années.

Objectifs

  • Développer un démonstrateur pour tester l’impact et la faisabilité d’une exploitation minière durable.
  • Programmer, à horizon 18 mois, des campagnes océanographiques dans notre zone économique exclusive (ZEE) en partenariat avec les collectivités du Pacifique (Polynésie française et Nouvelle-Calédonie).

Le déploiement des énergies marines renouvelables

Facteur important de la neutralité climatique d’ici 2050 à laquelle se sont engagés les États membres de l’Union européenne, la puissance éolienne en mer installée en Europe devrait passer à 300 GW d’ici 2050, contre 12 GW aujourd’hui. Sur ces 300 GW, la France dispose d’un potentiel de 49 à 57 GW. Afin d’atteindre cet objectif, la loi d’accélération et simplification de l’action publique (ASAP) prévoit plusieurs mesures permettant d’accélérer le développement français de l’éolien en mer : parallélisation des procédures en vue de leur accélération, mutualisation des débats publics par façade et encadrement de leur durée, traitement des recours par le Conseil d’État en premier et dernier ressort.

Dans cette lignée, le CIMer a décidé de saisir la Commission nationale du débat public pour lancer le projet de parc éolien au large d’Oléron portant sur une zone de 300 km² en vue d’une puissance installée de 500 MW à 1 GW. Une planification de l’éolien en mer à moyen et long termes est mise en place, en appui à la programmation pluriannuelle de l’énergie par façade maritime.

La relance de la filière maritime et portuaire

Le volet maritime et portuaire du plan de relance permettra de mener des actions de soutien et de développement de l’économie portuaire, des filières pêche et aquaculture et des industries de la mer. Il permettra également de renforcer la préservation et la résilience du littoral, de promouvoir les métiers de la mer, d’aider les secteurs du tourisme et de la recherche et de mieux diffuser la culture maritime. Sur ces bases, l’ambition pour la relance du secteur maritime pourrait s’élever jusqu’à 650 M€ en fin d’exécution du plan, en complément des dispositifs transverses de relance et de sauvegarde des entreprises.

« La mer est un enjeu à la croisée de tous les enjeux : enjeu de la sécurité, enjeu économique, enjeu scientifique, enjeu environnemental. Elle est également, bien en amont des fleuves qui s’y rejoignent, un enjeu d’aménagement du territoire. »

Jean Castex

Premier ministre