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Préservation et valorisation de l'océan : l'ODD14 fête ses 5 ans !

Publié le 23/09/2020

Crédits : Jérôme Couroucé / Terra

La préservation et la valorisation des mers et océans est l'objectif n° 14 des 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés le 25 septembre 2015 par l'Assemblée générale des Nations unies. Le ministère de la Mer définit et met en œuvre, avec le ministère de la Transition écologique, la politique relative à la gestion durable des défis maritimes, à la protection de l’environnement et des milieux marins, à la gestion intégrée des zones côtières et au domaine public maritime. Il a ainsi vocation à porter sur la scène internationale le rayonnement maritime de la France, deuxième espace maritime mondial, au travers des engagements de la France dans la mise en œuvre de l’ODD14.

L’enjeu : conserver et exploiter durablement les écosystèmes marins et côtiers

Pour répondre à cet enjeu, l’Objectif de développement durable n°14 s’appuie sur 7 priorités :

  • la lutte contre les pollutions de toutes natures débouchant sur l’océan ;
  • la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers, notamment en matière de résilience et de restauration, selon une approche intégrée ;
  • la lutte contre l’acidification ;
  • la préservation d’au moins 10 % des zones côtières et marines en aires marines protégées ;
  • la lutte contre la surpêche et la pêche illicite et le soutien à la pêche artisanale ;
  • la préservation des petits États insulaires et des États en développement, en les faisant bénéficier de l’exploitation durable des ressources marines grâce à une gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme ;
  • l’accélération des recherches scientifiques et du transfert de technologies, l’action de la France à l’Organisation maritime internationale.

Les actions du ministère de la Mer pour atteindre l’ODD14

Afin d’atteindre ces priorités, la France a pris de nombreux engagements. Une majorité des actions décidées est aujourd’hui réalisée ou en cours.

  • 30 % de notre zone économique exclusive désignée en aires marines protégées : la mer de Corail, 3e plus grande zone protégée au monde (1,3 millions de km2), les Terres australes et antarctiques françaises - TAAF (834 334 km²), le sanctuaire Palau (dont 80 % en protection stricte), Clipperton…
  • La planification en cours de l’espace maritime : l’ambition est de gérer les activités économiques en mer et sur nos littoraux dans un souci de protection de la biodiversité et des ressources. Les premières stratégies de façade maritime ont été adoptées fin 2019 pour les 4 façades de l’Hexagone, le travail est en cours pour les bassins d’outre-mer.
  • La lutte contre toutes les formes de pollutions : avec, dans un premier temps, la pollution plastique avec l’interdiction des plastiques à usage unique et la loi récente sur l’économie circulaire permettant de récupérer les filets de pêche contenant du plastique, le lancement de la filière REP (responsabilité élargie des producteurs) pour le recyclage des bateaux de plaisance, unique au monde.

En plus de ces actions, le ministère a également œuvré pour la protection des cétacés et le soutien d’une zone maritime particulièrement vulnérable (ZMPV) en Méditerranée ou encore la fin de l’exploitation des hydrocarbures en mer en 2040. La France s’est engagée dans six des 18 conventions des mers régionales sur les sujets de biodiversité marine, de gestion intégrée des zones côtières, de lutte contre les pollutions hydrocarbures et les pollutions telluriques.

Un fort engagement international de la France pour la protection de l’océan

La France poursuit son engagement auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI) pour réduire les pollutions causées par les navires (réduction du taux de soufre dans les carburants marins, baisse des émissions de CO2) et interdire progressivement les épurateurs de fumée (scrubbers) à boucle ouverte qui rejettent leurs effluents très polluants dans le milieu marin.

Parallèlement, la France promeut les débats sur le sujet lutte contre le bruit sous-marin à l’OMI.

Enfin, elle est très active pour défendre la création d’une zone à basses émissions atmosphériques des navires en Méditerranée (zone Ecamed). Un consortium international est mis en place, réunissant États, chercheurs, instituts, fondations et ONG, pour mobiliser un financement de l’Union européenne sur ce sujet (projet Life).

Le secteur économique, en première ligne

La nécessité d’un engagement du monde économique pour l’ODD14 est essentielle compte tenu de l’importance de l’économie maritime et côtière, et des impacts, souvent méconnus, des secteurs industriels en matière de pollution qui débouche sur l’océan : par exemple, le secteur alimentaire avec les emballages en plastique, mais aussi le secteur des cosmétiques ou le tourisme balnéaire.

La direction des affaires maritimes et la Fondation de la mer ont fait produire, avec l’appui du Boston consulting group, un référentiel RSE OCEAN ODD14 (RSE pour Responsabilité sociétale des entreprises), à l’usage de tous les secteurs économiques, qui peuvent ainsi identifier leurs impacts sur l’océan et s’engager dans des démarches vertueuses de réduction des pollutions, voire de certification.